
Dans un contexte économique chahuté, les Français cherchent toujours à se faire plaisir. S’ils effectuent des arbitrages évidents, ils préfèrent consommer moins tout en restant fidèles aux sucreries. En résultent des recettes toujours plus généreuses. Par Sidonie Wathier
Entre la situation politique nationale et internationale, la hausse des prix et le réchauffement climatique, les raisons d’être inquiet sont légitimes. Pour mieux supporter cet environnement anxiogène, un peu de douceur s’impose. Un biscuit, un carré de chocolat ou un gâteau fait maison devient alors nécessaire. Logiquement, les ventes accompagnent cette tendance. Le marché de l’épicerie sucrée, qui couvre de nombreux besoins, enregistre ainsi une hausse de + 3,5 % en valeur pour atteindre un chiffre d’affaires de 22,733 milliards d’euros et un recul de -1,7 % en volume. Sur les principales catégories, le petit déjeuner se classe en tête avec un chiffre d’affaires de 7,44 milliards d’euros (+ 6,5 %), suivi de la confiserie (5,08 milliards d’euros de chiffre d’affaires, + 6,3 %), de la pâtisserie industrielle (3,06 milliards de chiffre d’affaires, -2,7 %) et de la biscuiterie (2,87 milliards de chiffre d’affaires, + 2,2 %) (source : Circana CAM novembre 2025). De nombreuses catégories bénéficient d’une valorisation liée à la présence de cacao dans les produits, le cours de l’ingrédient s’étant envolé en 2024. À l’époque, la multiplication du prix d’achat – jusqu’à X 4 au cours de l’année – avait été absorbée par les industriels dans leur marge. Ce qui n’est pas le cas cette année avec une augmentation remarquée sur l’ensemble des références au chocolat. L’impact se vérifie sur le comportement des clients, plus sensibles à la promotion. Les MDD gagnent du terrain et, malgré ce contexte de tension, le dynamisme des marques permet de résister à cette hausse historique du cours du cacao. « À court terme, les perspectives d’évolution ne sont pas encore stables. Il existe encore beaucoup d’incertitudes et les effets de spéculation sont




